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Spotlight - Raky Touré

"L’audiovisuel est un outil très puissant, d’abord pour raconter nos histoires, puis pour mieux se raconter aux autres."

Qui êtes-vous ?


Je m’appelle Raky Toure. Je suis moitié Mauritanienne et moitié Sénégalaise. J’ai grandi entre la France, la Suisse et le Canada avant d’aller faire mes études aux Etats-Unis où je suis restée plusieurs années. J’ai 4 nationalités, (Sénégalaise, Mauritanienne, Française et Canadienne) et je me considère comme une citoyenne du monde qui incarne un mélange de différentes cultures. J’ai cependant un amour particulier pour le continent Africain et tout ce qui y touche. Je suis également une passionnée d’audiovisuel et de création de contenu.




Que faites-vous ?

Je suis responsable Marketing Afrique chez TV5MONDE. Je suis donc en charge de toute la promotion de la chaine sur le continent Africain. Cela passe notamment par des campagnes d’affichage, des partenariats, des évènements, ainsi que des collaborations avec des agences digitales et influenceurs. En parallèle, j’ai une boite de production audiovisuelle, Kiyé prod. que j’ai créé dans un premier temps à Dakar en 2017, avant de l’ouvrir à Paris en 2020. J’y offre des services audiovisuels pour des particuliers ainsi que des contenus audiovisuels destinées aux chaines de TV ou plateformes web.


Quelle est votre actualité du moment ?

En ce moment, je suis en développement de nouveaux projets audiovisuels avec ma boite de production Kiyé prod.


Avez-vous un moment marquant de votre vie à partager avec nous ?

Lorsque je suis rentrée vivre au Sénégal, ma grand-mère, d’origine malienne m’a raconté son

enfance et son arrivée au Sénégal etc. Pendant qu’elle me racontait son histoire et son

arrivée au Sénégal, durant les années des indépendances, je me suis rendue compte que

j’avais du mal à visualiser ce qu’elle me racontait. Je me suis fait la remarque que je n’avais

pourtant aucun mal à visualiser la jeunesse d’une grand-mère française ou américaine, ou

d’imaginer les Etats-Unis des années 20. La raison pour laquelle j’arrive à le faire c’est car

c’est des images que j’ai vues et revues et qui sont donc ancrées dans mon imaginaire. Il est

donc plus facile de le visualiser parce que je l’ai vu à la télévision et au cinéma à plusieurs

reprises. Le choc était pour moi, de réfléchir au peu d’images que nous avions de nos propres histoires et à quel point il était dur de visualiser nos propres récits.

L’audiovisuel est un outil très puissant, d’abord pour raconter nos histoires, puis pour mieux

se raconter aux autres. Cet échange m’a permis de mesurer l’ampleur de l’importance de se

raconter et c’est ce qui m’a poussé à me lancer dans l’audiovisuel en Afrique.


Quel est votre rêve pour votre pays et le continent africain ? Comment comptez-vous agir pour le réaliser ?

Mon rêve pour l’Afrique est, comme mentionné plus haut, que nous racontions notre propre

récit et nos propres histoires, que nous nous la réapproprions et la racontions à travers nos

propres prismes. J’aimerai y arriver en continuant en travaillant sur des productions qui nous reflètent, que ce soit celles que je produis, ou à travers les médias avec lesquels je travaille. Aussi en accompagnant des producteurs pour créer du contenu fort et exportable.


En ce début d'année 2022, quels sont les vœux que vous souhaitez adresser aux jeunes générations du continent ?

Les vœux que j’adresse aux jeunes du continent, est de continuer de faire preuve de

résilience et de continuer de croire en leur force et leur pouvoir, malgré les difficultés du

quotidien.